Atelier de maroquinerie – Azé Vendôme (41)


7.500 m²

Azé Vendôme

2021

Le projet prend place sur un vaste terrain agricole qui n’a pas effectué la reconversion imaginée dans les années 90 en parc technologique. Le projet entend limiter son impact et son étalement sur le site afin de préserver le caractère de plaine agricole.
Les aménagements paysagers projetés assureront le lien et la transition entre le caractère « ouvert » de la plaine et celui de limite plus marquée du Bois de l’Oratoire. Il s’agira de recréer un environnement intermédiaire à ces deux identités à partir des composantes paysagères du site que sont les prairies, les fossés, les alignements et taillis bocagers.

Incarnant l’image renouvelée des conditions de production des Ateliers Louis Vuitton, le projet présentera une exemplarité dans son architecture, ses aménagements extérieurs, son empreinte environnementale et son confort d’utilisation. Le projet faisant l’objet d’une certification environnementale BREEAM niveau « very good » engage une réflexion globale sur la qualité du bâtiment, des postes de travail, la gestion du site et le respect d’engagements forts pour un chantier propre. Le diagnostic d’écologues et l’identification de la faune et la flore local participe également à la préservation et à la définition d’aménagement compensatoire du projet.


MO
LV

MOE
Maîtrise d’oeuvre : DE-SO architectes mandataires Bureaux d’études : T/E/S/S Bet structure- Philippe BUISSON Paysagiste

Coût
13,1 M Euros

Mission
Complète

Programme & objectifs

Le site s’implante en bas du versant d’une colline faisant le lien entre le plateau agricole et l’espace forestier. Au Nord, le paysage s’ouvre sur le plateau agricole ouvert. La ferme de la Briocherie en fond de perspective redonne l’échelle du site. De par la présence de la topographie et des franges boisées, les horizons sont courts et tenus.
L’idée du projet réside dans le soutien du rythme et du graphisme de la trame forestière de la forêt de Vendôme et des parcelles forestières privatives en bande à l’Est du site.
Le projet s’appuie sur ces entités et les développe de nouvelle lignes paysagères qui travaillent les franges et s’ouvrent vers la profondeur du paysage au Nord.
Au-delà de la vision ces éléments viennent en soutien de la biodiversité endémique du site, floristique et faunistique, comme prolongement des corridors et complément de zones refuges. Augmenter cette trame à travers le site c’est aussi soutenir ce patrimoine.

Caractéristiques

L’architecture du projet souhaite apporter la démonstration d’une justesse d’implantation, de pertinence dans l’usage des matériaux, proportions des volumétries et façades, et qualité des lieux de travail. D’un traitement homogène et cohérent entre l’atelier et ses espaces annexes (parkings, local technique, et ouvrages de gestion des eaux), l’architecture et la composition paysagère préservent les qualités présentes du site et de l’environnement.

La toiture de la construction est formée de plans très légèrement en pente, renforcées par un débord sur les 4 façades. Ce débord allège ainsi la perception volumétrique et protègent davantage les façades du soleil et des intempéries.
L’installation en retrait des bords de toitures de tous équipements techniques, lanterneaux et protections collectives participent à la légèreté des toitures. Celles-ci associant en support un panneau en bois croisé (CLT), une isolation rigide et en couverture une membrane d’étanchéité gris clair assurent une grande performance thermique.
En partie centrale des toitures de l’atelier et du restaurant, une résille métallique reflétant la luminosité du ciel protège et masque des équipements techniques de ventilation. Ces protections techniques s’inscrivent dans la géométrie et la symétrie générale des bâtiments.

Concernant les eaux pluviales le site n’étant pas desservit le projet entend mener une stratégie de gestion des eaux pluviales sur site.
La gestion des eaux pluviales fait partie intégrante de l’aménagement paysager du site, du nivellement du projet et répond aux prescriptions des installations classées pour la protection de l’environnement.
Deux surfaces imperméabilisées principales doivent faire l’objet d’une stratégie de rétention et d’infiltration des eaux pluviales :
-L’atelier et ses dallages périphériques extérieurs (6 900m²). Cette surface récolte les eaux pluviales dans des caniveaux périphériques qui alimentent le bassin des eaux d’extinction d’incendie (540m3). Cette solution a pour but de limiter potentiellement à zéro l’apport en eau potable pour maintenir le niveau du bassin. Une surverse dirige les eaux excédentaires du bassin d’extinction vers un bassin de rétention et d’infiltration, dont la mise en eau est temporaire et liée aux niveaux de précipitations.
-Les parkings (5 500m² d’enrobés). Les eaux de ruissellements du parking sont dirigées dans un premier lieu vers des noues paysagères intercalées entre chaque trame de circulation. Les eaux excédentaires sont récupérées en contrebas du terrain par une suite de plateaux altimétriques délimités par de simples merlons de terre. Ces éléments topographiques permettent la formation de bassin de rétention et d’infiltration lors des précipitations exceptionnelles.

Cette stratégie permet au projet de limiter la quantité d’eaux de ruissellement déchargée sur le Bois de l’Oratoire à des niveaux inférieurs à ceux du terrain actuel. Il est à noter qu’aucun raccordement à un réseau d’eau pluvial communal n’est envisagé.